Day Light Songs (biting the air)
- Installation permanente
Day Light Songs (biting the air) est une installation conçue et pensée pour l’escalier desservant les trois niveaux supérieurs de La Tour. Composée de plusieurs couches de verre et de cadres en aluminium, l’œuvre se déploie au sein de trois baies. Day Light Songs (biting the air) n’est ni une peinture, ni un vitrail, mais un hybride entre les deux. Réalisé comme un acte d’alchimie liquide, le processus a fait appel à de multiples techniques anciennes et contemporaines : gravure à l’acide, fusion, émaillage, sablage, coloration à l’argent, sérigraphie et peinture à la main.
Le profil d’une tête d’enfant domine, se trouvant à la fois au centre et à divers points de la composition, le long des cadres en aluminium. La silhouette contient le mot « mama », une référence à la mère ou au rhizome naissant. La tête de l’enfant devient l’élément d’un alphabet, une forme qui pourrait être représentative d’une série de mots parlés ou une simple lettre à partir de laquelle un éventail d’actions peut se déployer. Les formes varient selon le point d’observation, ascendant ou descendant. Une série de formes graphiques intercalées entre plusieurs ensembles de clôtures laissent deviner des signes, des diagrammes, des portraits. Suspendue, cette multitude en constante mutation de points de vue, de signes et de personnages, mélangée aux textures du verre et aux détails en métal usiné, ajoute des clés de lecture, toutes inlassablement imbriquées les unes aux autres. Cette série de peintures est conçue pour se modifier sous l’effet de la lumière entrante — peut-être une douce parabole des pouvoirs exponentiels de l’univers qui se réduit et s’étend sous nos yeux, une équation mathématique complexe faite de nombreuses pièces interconnectées.
Helen Marten
Helen Marten a étudié à Central Saint Martins, University of the Arts, Londres, et à la Ruskin School of Fine Art, University of Oxford (2005-2008). En 2016, elle a reçu le prix Turner. Marten travaille à travers la sculpture, la peinture, la vidéo et l’écriture pour créer un ensemble d’œuvres qui questionnent la stabilité du monde matériel et notre place en son sein. Faisant allusion aux idées, aux systèmes et aux expériences, son travail multimédia vise à formuler des idées complexes sur la façon dont nous existons et comprenons le monde qui nous entoure. Marten attribue une importance centrale à la réalité physique et à l’artisanat. Dans sa sélection de matériaux, elle explore les questions sur la façon dont les attentes se traduisent dans le langage matériel - comment le matériau pourrait être utilisé dans son emplacement spécifique pour créer un nouveau récit, ou quels matériaux peuvent être associés à quelles caractéristiques, et lesquels, en conséquence, « appartiennent » déjà à un ensemble fixe d’associations.