Isometric Slides
- Installation permanente
Carsten Höller a installé une nouvelle itération de Slides (« Toboggans » en français), un projet expérimental qui progresse depuis plusieurs années et se donne à voir en divers endroits. L’artiste profite de la hauteur de l’espace du niveau 2 de La Tour pour pousser plus loin la réflexion qu’il mène sur les effets potentiels du glissement. Son travail, volontiers ludique, traite de l’effet de la glisse si le phénomène s’opérait dans notre quotidien. L’artiste souhaite que les toboggans ne soient plus cantonnés aux aires de jeu mais puissent faire partie de notre expérience quotidienne et de nos architectures domestiques, muséales...
Il note « qu’un toboggan est une sculpture à l’intérieur de laquelle on peut voyager ». D’un point de vue architectural et pratique, les toboggans peuvent constituer l’un des moyens de transport des personnes au sein du bâtiment, équivalent aux escalators, ascenseurs ou escaliers, du haut vers le bas. Les toboggans acheminent les personnes rapidement, en toute sécurité et avec élégance vers leur destination, ils sont peu coûteux à construire, rapides à emprunter et performants sur le plan énergétique. Ils permettent également de faire l’expérience d’un état émotionnel unique, fait de plaisir, de lâcher prise et de fantaisie. Dans les années 1950, l’écrivain français Roger Caillois l’a décrit comme « d’infliger à la conscience lucide une sorte de panique voluptueuse ».
Carsten Höller à propos des "Isometric Slides"
les 2 toboggans situés dans La Tour
Images des toboggans


Carsten Höller
Entomologiste de formation, Carsten Höller fait de l’expérience scientifique le moteur d’un travail artistique principalement axé sur la nature des relations humaines. Né en 1961 à Bruxelles, il vit et travaille à Stockholm, en Suède, et à Biriwa, au Ghana. Ses principales installations comprennent Test Site, une série de toboggans géants imaginés pour le Turbine Hall de la Tate Modern, à Londres (2006) ; Amusement Park, une installation de manèges de fête foraine grandeur nature fonctionnant à très faible vitesse au MASS MoCA, North Adams, USA (2006) ; Flying Machine (1996), qui hisse le spectateur dans les airs ; Upside-Down Goggles, une expérience participative avec des lunettes déformant la vision ; le célèbre The Double Club (2008-2009) à Londres, bar-restaurant-discothèque faisant un trait d’union entre la culture congolaise et occidentale.
Son Revolving Hotel Room, une installation devenue chambre d’hôtel la nuit, a été présentée dans theanyspacewhatever au Guggenheim Museum à New York (2009). Pour son exposition Decision à la Hayward Gallery à Londres, Höller a proposé un parcours expérimental avec deux entrées et quatre sorties, dont deux toboggans. Ses œuvres ont été présentées dans des expositions individuelles à la Fondazione Prada, Milan (2000), l’ICA Boston (2003), le Musée d’Art Contemporain, Marseille (2004), le Kunsthaus Bregenz, Autriche (2008), Musée Boijmans Van Beuningen, Rotterdam (2010), Hamburger Bahnhof, Museum für Gegenwart, Berlin (2011), New Museum, New York (2011), Thyssen-Bornemisza Art Contemporary (TBA21), Vienne (2014), Pirelli HangarBicocca, Milan (2016), Henie Onstad Kunstsenter, Høvikodden, Norvège (2017), The Florence Experiment au Palazzo Strozzi, Florence (2018), Sunday au Museo Tamayo, Mexico et plus récemment les expositions Behaviour au Kunsten Museum of Modern Art, Aalborg (2019) et Reproduction au Copenhagen Contemporary, Copenhague (2019).