Installation permanente
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- Installation permanente
Le dispositif de présentation des entretiens dans la Galerie du Cerisier revisite Now Interviews, initialement conçu par l’architecte japonais Kazuyo Sejima, à l’occasion de la 12e Biennale d’architecture en 2010. Pour la présentation à LUMA Arles, Sejima a proposé qu’un arbre soit planté en face d’une fenêtre. Cet espace a ainsi été nommé la Galerie du Cerisier.
Tel un écho ou une résonance à l’arbre à souhaits de Yoko Ono, à l’occasion de l’ouverture générale de LUMA Arles le 26 juin 2021, Dominique Gonzalez-Foerster attacha des rubans aux couleurs des post-its aux branches de l’arbre choisi par Sejima et visible par la fenêtre.
Parc des Ateliers
Crédits
© Adrian Deweerdt
© Adrian Deweerdt
Dominique Gonzalez-Foerster
Dominique Gonzalez-Foerster est une artiste née en 1965 à Strasbourg. Elle a étudié à l’école des beaux-arts de Grenoble, à l’école du Magasin, au Centre national d’art contemporain de Grenoble et à l’Institut des hautes études en arts plastiques de Paris. Elle vit et travaille à Paris. Elle a participé à la Biennale de Venise en 1990, 1993, 1999, 2003, 2009 et 2019. Gonzalez-Foerster a participé à dOCUMENTA(11) en 2002. En 2008, elle a créé TH.2058, dans le cadre de l’exposition The Unilever Series, au Turbine Hall de la Tate Modern, à Londres. L’artiste a reçu le prestigieux prix Marcel-Duchamp en 2002. Depuis 1990, Dominique Gonzalez-Foerster explore les différentes modalités de relation sensorielle et cognitive entre les corps et les espaces, réels ou fictifs, allant jusqu’à interroger la distance entre vie organique et travail. Métabolisant les références littéraires et cinématographiques, architecturales et musicales, scientifiques et pop, Dominique Gonzalez-Foerster crée des « chambres » et des « intérieurs », des « jardins », des « attractions » et des « planètes », au regard des multiples significations que revêtent ces termes dans les œuvres de Virginia Woolf et Nathaniel Hawthorne, des sœurs Brontë et Thomas Pynchon, de Joanna Russ et Philip K. Dick. Cette investigation des espaces s’étend à une remise en cause de la neutralité implicite des pratiques et des lieux d’exposition. Ses « mises en espace », « anticipations » et « apparitions » visent à envahir le domaine sensoriel des spectateurs afin d’opérer des changements intentionnels dans leur mémoire et leur imagination. Hantées par l’histoire et le futur, les œuvres de Gonzalez-Foerster deviennent des récipients où l’artiste couve une forme de subjectivité qui n’existe pas encore.